Petite histoire

Historique

Le 22 septembre 1923, les résidants du hameau de Piedmont décident de se constituer en municipalité autonome.   Le premier maire en est Félix Boisseau, alors propriétaire de la maison Thibaudeau. 

Nous reproduisons ici la proclamation de l’érection de la Municipalité :

J.-A. Hudon,

Assistant procureur –

Général-Suppléant

 

Attendu qu’une requête nous a été présentée, demandant de détacher de la municipalité de la paroisse de Saint-Sauveur, comté de Terrebonne, le territoire ci-après décrit et de l’ériger en municipalité  de campagne, sous le nom de « La municipalité de Piedmont »;

 

Attendu que toutes les prescriptions du Code municipal à cet égard ont été remplies, que ledit territoire est dans les conditions exigées par la loi pour former une municipalité et qu’il restera à la municipalité de la paroisse de Saint-sauveur, après cette érection, une population de plus de 300 âmes;

 

À ces causes, du consentement et de l’avis de notre conseil exécutif, exprimé dans un décret en date du 7 septembre 1923, et conformément aux dispositions du Code municipal de Notre province de Québec, nous déclarons que le territoire suivant, à savoir :

Le  territoire a été érigé en « La municipalité de Piedmont », dans le comté de Terrebonne est détaché de la municipalité  de la paroisse de Saint-Sauveur et sera formé des terrains  ci-après désignés à savoir :

 

  1. 1.      Dans le canton d’Abercrombie :  les lots du cadastre officiel de cette partie de la paroisse de Saint-Sauveur renfermés dans les lots primitifs numéros de un (1) à sept (7) du septième rang et un (1) à quatorze (14) du huitième rang, tous inclusivement;
  2. 2.      Dans l’augmentation de la Seigneurie des Milles-Iles; cette partie de la paroisse de Saint-Sauveur dont le périmètre, en référence aux données du cadastre officiel d’enregistrement pour cette paroisse, s’établit comme suit :  de l’angle est du lot 3, la grande ligne du canton d’Abercrombie vers le nord-ouest jusqu’à à Rivière du Nord : de là, cette rivière, en descendant son cours sur la rive gauche, jusque vis-à-vis son confluent avec la rivière à Simon, puis en partant du confluent, la rive droite de ladite rivière à Simon jusqu’à la ligne entre les lots 31 et 40B et cette ligne vers le sud-est, jusqu’à la limite nord-ouest de la concession dite « Côte St-Lambert N-O »; de là, cette limite, sur la largeur des lots numéros 404, 401, 400, puis en allant vers le point de départ et successivement  les lignes sud-ouest et sud-est du lot 399 jusqu’au lot numéro 49; la ligne nord-est des lots 49, 51 et  celle au sud-est de 51, jusqu’à l’arrière ligne de la concession Nord-Ouest-de-la-Rivière-du-Nord, puis cette arrière-ligne jusqu’à l’angle ouest du lot 74 la ligne nord de ce lot 74; la ligne sud-est du lot 75; l’axe de la rivière du Nord, en descendant sont cours jusqu’au lot numéro 2 et la ligne nord de ce dernier lot jusqu’au pointe de départ, coin est du lot numéro 3, est détaché de la municipalité de la paroisse de Saint-Sauveur et érigé en municipalité de campagne, sous le nom de « La municipalité de Piedmont », à compter de ce jour.

 

De tout ce que dessus, tous nos réaux sujets et tous autres que les présentes peuvent concerner, sont requis de prendre connaissance et de se conduire en conséquence.

 

En FOI DE QUOI, nous avons fait rendre Nos présentes lettres patentes et sur icelles fait apposer le grand sceau de Notre province de Québec.Témoin : Notre très fidèle et bien-aimé le très honorable Sir Charles Fitzpatrick

 

Référence : archives municipales de Piedmont

 

Les premiers colons :

 Les colons Piedmontais provenaient des paroisses du bas des comtés de Terrebonne et de Deux-Montagnes.   Quittant leur campagne trop peuplée, aux terres déjà pratiquement toutes concédées, ils durent se résigner à s’enfoncer plus avant dans les bois en direction nord.   Il fallait tout de même une bonne dose de courage pour quitter le sol natal et choisir la rude vie de colon-agriculteur.   Le parcours le plus simple pour atteindre son lot consistait à remonter la rivière du Nord à bord de canots d’écorce.  C’est ainsi que la région de Piedmont vit ses rives se peuplées des premiers colons.   

 Pour survivre, les nouveaux arrivants durent se contenter de peu et façonner maison, dépendances, outils, vêtements, bref tout ce qui est nécessaire à une vie en vase clos.    Le colon a dû créer sa ferme à même la forêt vierge.    La première année il se construit un modeste chantier de bois rond, à l’image des camps de bûcheron.  Après s’être un peu mieux installé, avoir créé un champ pour labourer la terre,  aménagé des abris pour les bêtes et le fourrage, notre agriculteur va pouvoir envisagé la construction d’une habitation plus confortable.   Le choix du site, en endroit sec protégé des vents froids et orienté vers le sud, demeure une condition essentielle afin d’avoir une maison plus aisée à chauffer.

Vivotant  sur des terres ingrates, les Piedmontais durent graduellement opter pour de nouvelles occupations et c’est vers le tourisme qu’ils se tournèrent.  Évidemment, la Gare de Piedmont, en raison de sa situation géographique stratégique a joué un rôle important, puisque les « touristes » de Montréal y débarquaient massivement.  Mais c’est surtout à partir de 1927, avec la constitution de véritables trains de neige que l’essor touristique connaît  son envol.  L’introduction du ski dans la région par des hommes comme Herman « Jackrabbit » Smith Johannsen provoque un véritable engouement parmi les sportifs Montréalais, mais aussi d’ailleurs, notamment du Nord-est des États-Unis.   La construction de la Route 11 (aujourd’hui 117) et de l’autoroute des Laurentides (autoroute 15) rattache définitivement la région au secteur d’influence économique et culturel de Montréal. Tout le secteur devient alors le terrain de jeux des Montréalais  !

De nos jours, il ne se fait plus d’agriculture à Piedmont, cependant l’industrie touristique est toujours au cœur des activités économiques de notre région.

Référence : archives municipales de Piedmont

 

Les Maire de Piedmont depuis 1923 :

Félix Boisseau
1923 - 1926

Adélard Forget
 1926 - 1928
 L. Alhonse DeKoninck
1929 - 1930
 Joseph Cagliesi
1931 - 1944
Lionel Constantineau
 1944 - 1948
Achille Lalande
1948 - 1950 
Joseph Cagliesi
 1951 - 1955
 Alexandre Beaulne
1955 - 1956
 Fernand Constantineau
1956
 Achille Lalande
1956 - 1957
 Eillen E. Consiglio
1957 - 1965
Hervé Boyer
 1965 - 1968
 Donat Dandurand
1968 - 1971
Jacques DeCarufel 
1971
 J. Rolland Comtois
1971 - 1977
 Louis J. Clément
1977 - 1987
 Jacques Raymond
1987 - 1999
Maurice Charbonneau
 1999 - 2005
 Clément Cardin
2005 - 2017
Nathalie Rochon
2017 -